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samedi 21 février 2015

The Mentalist (2008 - 2015)

Titre : The Mentalist

Nombre de saisons : 7

Nombre d'épisodes : 151 (dernier diffusé le 18 février 2015)

Créateur : Bruno Heller

Genre : Série policière

Acteurs principaux : Simon Baker, Robin Tunney, Tim Kang, Owain Yeoman, Amanda Righetti








Synopsis : Un mentaliste utilise ses extraordinaires dons d'observation pour résoudre des crimes en tant que consultant travaillant aux côtés de la police. Une façon pour lui contribuer à la justice et de démasquer le mystérieux tueur en série qui a assassiné son épouse et sa fille... (Source : Allociné)

Cet article contient des spoilers sur l'intrigue, passez votre chemin si vous êtes en cours de visionnage de la série ou si vous comptez la regarder un jour et que vous ne souhaitez pas vous gâcher le plaisir !

La majorité des informations proviennent de mes souvenirs et le reste a été tiré du wiki dédié à la série.

Pourquoi cet article ?


Je tiens à mettre les choses au clair très rapidement, ce blog reste consacré avant tout au cinéma. Je tenais tout de même à fait une exception ici car je me sentais obligé de parler d'une série qui me tient particulièrement à cœur et qui vient de se conclure. Il devrait s'agir de l'unique exception car je ne suis pas un consommateur fou de séries et je n'ai pas assez de temps pour m'y intéresser en profondeur. Bonne lecture !

Qu'est-ce que The Mentalist ?


Débutée en septembre 2008, The Mentalist (renommé Mentalist en France car le "The" fait très très peur) raconte l'histoire de Patrick Jane (Simon Baker), ancien "médium" qui apparaissait sur des shows télévisés et qui est devenu consultant pour le California Bureau of Investigation (CBI) après que sa femme et sa fille se soient fait assassinées par le serial killer notoire, Red John, qui répondait à l'une des provocations de Patrick lors d'une de ses apparitions télévisées.
Le mode opératoire de Red John est toujours le même : il tue ses victimes et laisse une trace de son passage sous la forme d'un grand smiley dessiné avec le sang de celles-ci.


La majeure partie de l'intrigue va donc se concentrer sur la traque de Red John par Patrick et ses collègues du CBI.
En parallèle à ce fil rouge, notre mentaliste va utiliser son sens de l'observation et sa capacité à "lire" les gens afin de résoudre des enquêtes que le CBI seul aurait beaucoup de mal à classer.

En quoi la série se différencie-t-elle des autres ?


Les séries policières, on ne peut pas dire que c'est ça qui manque à la télévision, il suffit de zapper le soir et vous être plus ou moins certains de tomber sur l'une d'entre elles. The Mentalist a le mérite de se détacher quelque peu du genre en proposant un personnage central qui est capable à lui seul de boucler des énigmes, souvent de manière complètement contraire à l'éthique voir illégale. Son cynisme et les situations auxquelles il est confronté contribuent à donner un aspect parfois comique à la série, ce qui est très rafraîchissant pour le genre.

The Mentalist a également une valeur particulière à mes yeux car il s'agit de la tout première série que j'ai suivie du tout début jusqu'à la toute fin (sans la prendre en cours de route). Un ami me l'avait conseillée à l'époque et j'avais commencé à regarder alors que la série en était autour du 4ème ou 5ème épisode de la première saison.

La traque de Red John a eu beau occuper une grande partie des six premières saisons, la série ne se focalisait pas uniquement là-dessus. Les épisodes consacrés entièrement au fil rouge étaient d'ailleurs assez "rares" jusqu'à la fin de la saison 5 mais ils restent de loin les meilleurs qui aient été diffusés, la tension étant particulièrement importante.
Les saisons se construisaient d'ailleurs souvent selon le même schéma : on avait droit à un épisode consacré à Red John en début de saison, un ou deux en milieu et un en tant que "season finale".
En parlant de season finale, celui de la saison 3 reste très certainement le meilleur épisode de la série et je regrette, avec le recul, que la vraie révélation de l'identité de Red John n'ait pas atteint les mêmes sommets de tension mais j'y reviendrai.


Les personnages


Les séries ont un gros avantage par rapport aux films, c'est leur durée. Celle-ci permet un développement des personnages beaucoup plus fin que dans un long métrage de 2h (franchises de plusieurs films exceptées bien évidemment). Les personnages de The Mentalist ont tous un côté très attachant et c'est la principale raison pour laquelle je suis resté fidèle à la série toutes ces années, même quand le fil rouge Red John a pris fin.
J'ai déjà parlé de Patrick mais le personnage de Teresa Lisbon (Robin Tunney) est tout autant intéressant. Sa relation avec Jane sera empreinte d’ambiguïté tout le long de la série avec une sorte de mélange entre de l'amitié, de l'amour et du désespoir par moment quand le mentaliste se met dans des situations délicates.
Leur relation va d'ailleurs occuper toute la fin de série, dès que l'affaire Red John sera réglée, et les scènes qu'ils partagent les deux sont souvent très bien écrites et m'ont émues au bord des larmes par moments.

Wayne Rigsby (Owain Yeoman) et Grace Van Pelt (Amanda Righetti) ont également une relation très ambiguë durant les premières saisons. Leurs caractères s'opposent pourtant à bien des égards : Rigsby est souvent le "comic relief" du show, tandis que Van Pelt représente plutôt le glamour (Amanda Righetti est une femme sublime) et la jeunesse.
J'ai été assez triste de les voir quitter la série après leur mariage dans la saison 6 mais je pense qu'ils n'auraient plus vraiment eu leur place dans la nouvelle intrigue.

Finalement, je vais décerner la palme du meilleur personnage (à mes yeux et dans mon cœur en tout cas) à Kimball Cho (Tim Kang). Cho est un personnage mono-expressif et un peu le "gros dur" de la série mais, malgré cela, il est extrêmement attachant et les rares scènes où il décroche un sourire font parties des toutes meilleures de la série.
En plus d'être un enquêteur hors pair, Cho est également un homme d'honneur et, même s'il ne le montre pas, il considère Jane, Lisbon, Rigsby et Van Pelt comme de véritables amis. Il est de plus le seul personnage, avec Jane et Lisbon, à apparaître dans absolument tous les épisodes de la série.

Certains personnages récurrents feront des apparitions tout le long de la série, je ne reviendrai pas ici sur chacun d'entre eux car on en aurait pour 6 mois. Je tiens juste à mentionner la "guest star" Emmanuelle Chriqui, dont le personnage de Lorelei Martins aura une importance considérable durant toute la saison 5.


L'évolution de l'intrigue


Red John nous est introduit dès l'épisode pilote mais uniquement en tant qu'entité, il n'apparaîtra physiquement pour la première que dans l'épisode final de la première saison (c'est également la première fois que l'on entendra sa voix particulière, très aiguë).
Au moment où la série débute, Red John est soupçonné d'avoir tué 10 personnes (dont la femme et la fille de Patrick), le décompte final, au milieu de la saison 6, en dénombrera 36 !
C'est dire si Red John reste actif durant toute la série, laissant toujours sur son passage l'habituel smiley ensanglanté.
Il n'est cependant pas seul, plusieurs "admirateurs" s'amusent à le copier en utilisant son mode opératoire, nous avons donc droit à plusieurs épisodes qui semblent se concentrer sur Red John avant que Patrick (qui connaît le serial killer par cœur) ne se rende compte qu'il ne s'agit que d'imitateurs.

Comme je l'ai mentionné plus haut, chaque season finale est consacré entièrement à Red John et finissent tous par un cliffhanger qui auront fait souffrir plus d'un fan. C'est d'ailleurs Bruno Heller en personne qui s'est chargé de l'écriture de tous ces épisodes, ce qui explique la tension particulière qui s'en dégage.

J'en profite d'ailleurs pour revenir sur ce fameux double épisode (d'une durée exceptionnelle de 1h20) qui est venu conclure en apothéose la saison 3.
Comme déjà mentionné, je considère ce final comme le meilleur de la série car c'est la première fois que Patrick (et le public dans son sillage) a cru, de manière certes un peu naïve, s'être débarrassé pour de bon de son némésis. Ce face-à-face entre Jane et celui qu'il prenait pour Red John en personne, Timothy Carter (le génial Bradley Whitford) reste encore gravé dans ma tête maintenant que la série a pris fin.


Le final de la saison 5 valait lui aussi son pesant de cacahuètes car il a permis de limiter la liste des suspects potentiels à 7 noms et, ainsi, à donner un coup de boost final au fil rouge.
La première partie de la saison 6 était tout bonnement excellente avec chaque épisode consacré à la lutte finale contre Red John jusqu'à ce fameux 6x08, tout simplement intitulé "Red John" et qui verra la fin du serial killer, qui s'avère en fait être le chérif Thomas McAllister (Xander Berkeley), aperçu dès l'épisode 2 de la première saison (!), tué des mains de Patrick Jane en personne...la boucle était bouclée.
Je me dois de revenir sur cet épisode qui était censé constituer l'apothéose de toute la série et qui, je trouve, a été foiré. La mort de Red John et la manière dont celui-ci réagit à celle-ci n'est pas du tout à la hauteur de toute l'intrigue qui avait été montée autour de ce personnage. Le côté presque mystique du serial killer en a vraiment pris un sale coup avec cette fin et je trouve que le choix de casting aurait pu être plus inspiré (quelqu'un de plus jeune, qui en "jette" plus). Je pense que personne n'aurait crié au scandale si le final de la saison 3 avait fait office de véritable fin de Red John, car cette confrontation était nettement plus réussie.

L'intrigue Red John étant résolue et la série n'en étant qu'à la moitié de la saison 6, le grand défi pour Bruno Heller était maintenant de maintenir l'intérêt des fans pour la série alors que l'intrigue principale était terminée.
La fin de la saison se concentrera en priorité sur la fuite de Patrick sur une île d'Amérique Latine dans un premier temps (car il est recherché pour meurtre) puis à son transfert au FBI où il officiera à nouveau comme consultant (après avoir usé de chantage) ainsi qu'à sa relation avec Lisbon dans un second temps.

Le pari de Heller était en quelque sorte réussi car je ne me suis pas désintéressé de la série et les fans trépignaient désormais d'impatience de savoir si une histoire d'amour allait se mettre en place entre les deux personnages principaux.
Au moment de la diffusion de la 6ème saison, la série était en stand-by et CBS n'avait pas encore décidé si elle allait être reconduite ou non. Le season finale a donc été écrit de manière à avoir une bonne fin à la série dans le cas où celle-ci serait annulée, tout en conservant un potentiel de suite si une 7ème saison devait voir le jour. Ce final, d'ailleurs, est le plus touchant de toute la série (surtout si on était comme moi attaché aux personnages) et j'aurais été amplement satisfait si l'histoire s'était terminée de la sorte.


En mai 2014, il est finalement annoncé que la série serait renouvelée pour une ultime saison, d'une durée raccourcie à 13 épisodes (contre les 22-24 habituels).
Cette saison 7, qui peut se voir en quelque sorte comme un cadeau envers les fans, sera dédiée presque uniquement à l'histoire d'amour entre Jane et Lisbon, même si un événement dramatique viendra "gâcher" un peu cette idylle avec la mort d'un personnage qui devenait important.

Cette ultime saison n'est, certes, pas la meilleure mais l'écriture des scènes entre Jane et Lisbon ainsi que de celles incluant Cho ont le mérite d'être plutôt bien écrites, de telle sorte que j'avais envie de connaître le dénouement.
Celui-ci a eu lieu le 18 février dernier, avec à nouveau un double-épisode d'une durée de 1h20. J'avais espéré un final bouleversant mais finalement, nous avons droit à un happy end assez classique qui contentera les fans mais qui ne prend pas vraiment de risques. Si je devais livrer un petit bémol ici, je dirais que le final de la saison 6 aurait constitué une meilleure fin que celle que l'on nous a livré.

En conclusion...


Ainsi se termine la série qui aura dicté mes semaines depuis 7 ans. Comme je l'ai déjà dit, j'ai eu tout le temps de développer un profond attachement avec les personnages au fil des saisons et ça provoque toujours un petit pincement au cœur de devoir s'en séparer de la sorte, même si le final est heureux.
Par cet article, j'espère avoir réussi à expliquer tout le bien que je pense de la série et j'espère pouvoir en convaincre certains de s'y mettre (il n'est jamais trop tard, je me suis mis à Breaking Bad quand la série arrivait à sa fin par exemple).
Comme je l'ai expliqué, tout n'est pas parfait, je regrette la fin ratée de Red John (qui était clairement l'épisode à ne pas foirer) et une saison 7 qui n'a pas assez osé, par peur de contrarier les fans.

La série a su se démarquer des autres séries policières lambda, essentiellement par son personnage principal qui apparaît souvent comme une sorte "d'anti-héros" avec son caractère assez cynique et son amour propre. Tout l'intérêt vient du fait qu'on ne sait jamais exactement quel stratagème va utiliser Patrick pour résoudre le problème et ainsi boucler l'enquête.

Après, on accroche ou non. Pour ma part, je pense qu'il est très difficile de suivre une série si on n'arrive pas à s'attacher aux protagonistes. The Mentalist a l'avantage de présenter une palette de personnages présentant des personnalités différentes et auxquels il est, je trouve, plutôt facile de se lier.
Il est sûr qu'il ne s'agit pas de la meilleure série existante, elle sera d'ailleurs très certainement oubliée d'ici peu de temps (elle a beau cartonner en France, les audiences étaient en chute libre Outre-Atlantique) mais, comme je l'ai déjà expliqué, il s'agissait de la première série que j'ai suivi intégralement du début à la fin et elle présente en ce sens une valeur particulière à mes yeux...et ça on ne pourra jamais me l'enlever.

Plutôt qu'une longue conclusion, je vais plutôt en rester là et vous laisser profiter de la musique qui, je pense, définit le plus la série auprès des fans. Merci pour ces moments...


samedi 15 novembre 2014

The Da Vinci Code (2006) - Collaboration avec La Magie des Mots

Titre : The Da Vinci Code

Date de sortie française : 17 mai 2006

Réalisateur : Ron Howard

Scénario : Akiva Goldsman (d'après l'oeuvre originale de Dan Brown)

Directeur de la photographie : Salvatore Totino

Musique : Hans Zimmer

Durée : 2h54 (version longue)

Avec : Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno, Ian McKellen, Paul Bettany, Alfred Molina




Synopsis Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles... Avec l'aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l'enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire...De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l'humanité... (Source : Allocine)

Avant-propos


Avant de parler du film à proprement, j'aimerais introduire le contexte particulier dans lequel j'écris cet article. Il s'agit en effet de la première collaboration que j'effectue avec mon amie qui tient le blog Lectures à la pleine lune. J'ai déjà expliqué en détail en quoi consisteront exactement ces collaborations dans l'onglet "Partenaires" situé à la droite de ce présent blog.
Pour résumé, le principe sera de se mettre d'accord sur une oeuvre littéraire en particulier qui a été adaptée en film. Un article détaillé concernant uniquement le livre sera disponible sur La Magie des Mots et mon propre avis sur le film (et uniquement celui-ci) sera disponible ici même.
Il ne sera jamais question de parler de qualité de l'adaptation mais uniquement de l'oeuvre cinématographique en tant que telle, libre à vous de vous faire votre propre avis après avoir pris connaissance de chacun de ces articles.

Pour découvrir l'article concernant le livre, c'est par ici que ça se passe !

Mon avis


Difficile pour moi de parler de Da Vinci Code de manière objective car je partais avec un gros a priori négatif. Tout d'abord car j'avais vu le film il y a quelques années et que je n'en avais pratiquement aucun souvenir (ce qui est déjà mauvais signe en soi) mais surtout car l'histoire est essentiellement centrée sur la religion, ce qui a le don de particulièrement me rebuter.

Le film se concentre sur les deux protagonistes principaux, le professeur Robert Langdon (Tom Hanks) et la cryptologue Sophie Neveu (Audrey Tautou) dont le grand-père, conservateur au Musée du Louvre, vient de mourir assassiné. Celui-ci a laissé un message "P.S. Trouver Robert Langdon" juste à côté de son corps.
Pour cette raison, le commissaire Bézu Fache (Jean Reno) et persuadé que Langdon est l'auteur du meurtre et une course-poursuite s'enclenche, qui durera pendant une grande partie du film.

L'intrigue du film repose en fait sur deux éléments principaux, la traque de Langdon par la police et la chasse au trésor reposant sur un jeu d'indices qui est censé mener celui-ci et Sophie Neveu à l'un des plus grands secrets de l'humanité : le Saint Graal.


Plusieurs choses m'ont vraiment gêné dans le film. Tout d'abord, le jeu d'acteur. J'apprécie l'effort qui a été fait de prendre de vrais acteurs français pour jouer les personnages français mais ça a dû poser passablement de problèmes au niveau de la direction (et encore, ça n'explique pas tout) car c'est assez catastrophique.
Tout d'abord, Audrey Tautou sonne horriblement faux dans tout ce qu'elle dit et dans toutes les émotions qu'elle essaye de faire passer, en tout dans la première moitié du film (ça s'arrange légèrement par la suite).
Tom Hanks (3ème collaboration avec Ron Howard) s'en sort honorablement grâce à son talent, mais ce n'est clairement pas un de ses rôles marquants.
La palme de la crédibilité zéro est toutefois attribuée à Jean Reno qui livre une prestation ridicule au possible. Combien de fois ai-je levé les yeux au ciel avec un sourire décontenancé à chaque moment où il essaye de hausser la voix pour se donner de l'autorité ? Parfois c'est même tellement aberrant que ça en devient comique.

Ajoutons à ça le fait qu'il n'y a pratiquement aucun développement psychologique des personnages (mis à part Neveu et, dans une moindre mesure, Langdon), il devient très difficile de s'attacher à eux ne serait-ce qu'à un seul moment dans le film.

Heureusement, certains acteurs viennent relever le niveau en livrant une prestation solide, particulièrement Ian McKellen qui apparaît d'ailleurs dans toutes les meilleures scènes du film (avec mention d'ailleurs à son accent britannique qui donne un certain charme au personnage).
Paul Bettany (qui collabore à nouveau avec Ron Howard après Un Homme d'exception) est également convaincant dans son rôle de membre de l'Opus Dei albinos qui se flagelle devant la croix du Christ.

Le film contient beaucoup de rebondissements, le problème c'est qu'ils sont tous incroyablement prévisibles (et même clichés pour certains). A chaque fois que je me suis dit : "X va trahir Y pour Z raison", le film me donnait raison par la suite (à peu de choses près). Du coup, aucune surprise et j'ai eu beaucoup de peine à ne pas décrocher car la seule inconnue qui demeurait était la fin du film qui constitue finalement un banal "happy end".
Mention spéciale à un deus ex machina complètement ridicule qui intervient quand Langdon et Neveu se trouvent dans la première église londonienne (je ne préciserai pas de quoi il s'agit pour éviter de spoiler mais ça vaut le coup d'oeil).


Niveau réalisation, c'est correct mais on est loin du réalisateur oscarisé pour un Homme d'exception (voir même de Rush plus récemment qui avait été un petit coup de coeur, étant fan de F1).
Plusieurs flashbacks sont présent tout au long du film, servant soit au développement des personnages, soit à expliquer un point particulier de l'intrigue.
Les flashbacks, lorsqu'ils sont bien utilisés, sont plutôt intéressant; le problème est que les films modernes en abusent. Nous avons en plus ici le cliché du flashback habituel avec un filtre assez dégueulasse qui nous montre le personnage plus jeune et la raison pour laquelle il a ses problèmes actuels.
Certains plans font très "documentaire" chose plutôt étrange car ce n'est pas vraiment en accord avec le reste film.

La musique est composée par Hans Zimmer (encore lui !) qui venait de terminer son travail sur deux gros blockbusters (Batman Begins et le deuxième Pirates Des Caraïbes).
Dans l'ensemble, la musique est plutôt discrète (assez inhabituel pour du Zimmer) et plutôt oubliable me concernant. Aucune musique ne m'est restée dans la tête à la fin du film, mis à part Chevaliers de Sangreal car c'est celle que l'on entend lors de la toute dernière scène du film (et encore, je l'avais oubliée le lendemain).


Tout n'est évidemment pas à jeter dans ce film, le fait que l'intrigue tourne autour d'une chasse au trésor est d'ailleurs l'élément qui a fait que je n'ai pas complètement décroché après une heure car j'ai toujours été fan de ce jeu consistant d'aller d'indice en indice pour trouver un objet en particulier.
Malgré tout, il y a beaucoup trop d'éléments qui viennent gâcher le plaisir. Certains ne sont que des détails, mais c'est justement dans la maîtrise des détails que l'on reconnaît les grands films, ce qui n'est absolument pas le cas de The Da Vinci Code.
Entre un jeu d'acteur à la ramasse, une intrigue prévisible, le tout sur un fond de thématique religieuse, il est clair que ce film n'avait absolument rien pour me séduire...essayé mais pas pu !

A conseiller tout de même aux fans du livre qui, d'après les retours que j'ai eu, ont des chances d'être conquis.